C’est une laine qui vient de lointaines contrées mais qui apporte douceur et chaleur dans les gardes robes occidentales. Le cachemire, autrefois étoffe luxueuse, s’est démocratisé, entrainant un surpâturage caprin et son lot de conséquences irréversibles pour les écosystèmes. Afin de veiller à la pérennité de l’exploitation de la laine de cachemire en Mongolie, deuxième pays producteur après la Chine, le Fonds Humus contribue à la création de la première filière de cachemire durable et équitable.

L’ouverture des frontières mongoles au début des années 1990, associée à l’engouement croissant pour la laine de cachemire prisée aux quatre coins de la planète, a causé une augmentation puis une surexploitation des cheptels caprins. Or, les chèvres arrachent la racine de l’herbe, et stérilisent les sols. Ainsi chaque année, le désert de Gobi gagne du terrain et les conséquences pour les populations d’Asie centrale sont désastreuses. Ce phénomène dû à l'élevage exclusif de chèvres est déjà la cause principale de la désertification de la province chinoise de Mongolie Intérieure qui a entraîné l'augmentation des vents de poussière et de sable qui se répandent depuis plusieurs années sur la région de Pékin.
Modernité oblige, les éleveurs cèdent aux caprices du marché, les intermédiaires s’enrichissent, mais le désert n’a de cesse de progresser et un nombre croissant de rivières disparaissent de l’immense steppe mongole.

La première étude de faisabilité de la filière de cachemire durable financée par Humus, et réalisée par son partenaire local AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières), a permis d’identifier les premiers acteurs locaux. Il s’agit de deux coopératives d’éleveurs dans la région du Bayankhongor à 800 km à l’ouest de la capitale Oulan-Bator, conscientes des menaces écologiques et sociales qui pèsent sur elles. L’étude recense également les actions à mener pour réorganiser la production de fibres brutes dans le respect de l’environnement : formation technique des éleveurs, gestion des pâturages et conduite de troupeaux, mesures incitant à la limitation de la taille des troupeaux, éducation aux soins et travail sur la santé animale.
Pour créer des débouchés à cette filière, le Fonds Humus a initié un travail d’approche et de pédagogie auprès des maisons de luxe françaises et italiennes, et est optimiste sur le succès de l’entreprise tant les sujets de traçabilité, garantie d‘origine et préservation des savoir-faire sont incontournables et décisifs pour le secteur.
Humus a également envoyé une équipe de tournage dans la zone aride bordant le désert du Gobi, à la découverte des éleveurs des provinces (sums) de Jinst et Bogd. Citizen Luxury aura le plaisir de vous faire découvrir ce mini film de 7 minutes à la rentrée.

En savoir plus : www.humus-fondation.com
Citizen Luxury : luxe et développement durable
